Pompe à chaleur pour serre : tout savoir avant de changer de chauffage
Votre serre chauffe au gaz ou au fioul ? Une pompe à chaleur serre air/eau peut reprendre tout le chauffage. Elle peut être financée jusqu'à 100 % par l'aide financière CEE, selon l'éligibilité (surface chauffée, type de production, puissance d'au moins 300 kW, électrification totale).
Par l'équipe Eco-CEE Agriculture, qui accompagne les exploitants de serres chauffées. Mis à jour le 17 octobre 2026.
Le gaz chauffe aujourd'hui 97 % des serres maraîchères et 44 % des serres horticoles en France. La pompe à chaleur serre propose une autre voie : produire la chaleur avec de l'électricité et les calories de l'air extérieur, sans combustion sur place. Ce guide réunit ce qu'un exploitant doit savoir avant de se lancer : le principe, la puissance utile, le coût, l'aide financière CEE et les étapes du projet.
En bref. Une pompe à chaleur pour serre est une PAC air/eau électrique : elle capte les calories de l'air extérieur et chauffe l'eau de votre réseau de tubes. La révision de la fiche AGRI-TH-108, attendue au Journal officiel, prévoit pour l'aide au moins 300 kW et le remplacement complet de la chaudière. Le projet se justifie dès 2 000 à 2 500 m² de serre maraîchère chauffée.
Le principe en 3 points
Une pompe à chaleur ne fabrique pas la chaleur : elle la déplace. Elle prélève les calories de l'air, même froid, puis les remonte à la température utile pour vos cultures.
Elle capte la chaleur de l'air extérieur
Un ventilateur fait passer l'air extérieur sur un échangeur. Le fluide frigorigène qui y circule s'évapore en absorbant les calories de l'air. Le compresseur, électrique, élève ensuite sa température. Pour chaque kWh d'électricité consommé, la machine restitue plusieurs kWh de chaleur : ce rapport s'appelle le coefficient de performance, ou COP.
Elle chauffe l'eau de votre réseau
La chaleur passe dans un circuit d'eau, comme avec une chaudière. Ce circuit alimente les tubes de chauffage, les aérothermes ou le chauffage par le sol déjà en place. Un ballon de stockage, ou open buffer, lisse la production entre le jour et la nuit.
Elle remplace la chaudière, sans appoint
La révision de la fiche, attendue au Journal officiel, impose l'électrification totale du chauffage des serres. La PAC doit donc couvrir seule la pointe de froid, sans chaudière en relève. Seul un secours consigné reste admis en cas de panne : au plus 500 heures par an et 12 % de l'énergie.
Ce dernier point change tout le dimensionnement. On ne choisit plus une PAC « de base » complétée par la chaudière les nuits froides. On choisit une machine capable de tenir seule la nuit la plus froide de l'hiver.
Quelle pompe à chaleur pour une serre agricole ?
Trois familles de pompe à chaleur agricole existent. Pour une serre de production, une seule répond à la fois aux besoins de chauffage et aux règles de l'aide financière CEE.
La PAC air/eau, seule technologie de la fiche révisée
La PAC air/eau est la référence pour le maraîchage et l'horticulture sous serre. Elle se pose à l'extérieur, près de la chaufferie, et se raccorde au réseau hydraulique existant. Le projet de fiche AGRI-TH-108 ne retient plus qu'elle. Chaque machine doit être neuve, électrique et fournir au moins 300 kW thermiques.
Les exigences de performance sont précises. Jusqu'à 400 kW, l'efficacité saisonnière (Etas) doit atteindre au moins 111 % à 55 °C, ou 126 % à 35 °C. Au-delà de 400 kW, le COP mesuré selon la norme EN 14511-2 doit atteindre au moins 3,4. Pour comparer les modèles et les régimes d'eau, voyez comment bien choisir sa pompe à chaleur.
Géothermie et eau/eau : engager avant la parution
La PAC eau/eau puise la chaleur dans une nappe, un forage ou une boucle d'eau. Ses performances restent stables en hiver, mais elle sort du champ de la fiche révisée. La version en vigueur, dite A35-2, finance encore l'air/eau comme l'eau/eau. Un projet géothermique doit donc être engagé avant la parution de la révision au Journal officiel. Ensuite, il faudra regarder du côté des autres aides pour serre agricole, au cas par cas.
Pourquoi pas une PAC air/air ?
La PAC air/air souffle directement de l'air chaud dans la serre. Sur une serre de production, elle cumule deux défauts. Elle ne valorise pas le réseau d'eau chaude existant. Surtout, elle ne relève pas de la fiche AGRI-TH-108, ni dans sa version actuelle (air/eau ou eau/eau) ni dans sa révision (air/eau seule).
Quelle puissance pour votre serre ?
La puissance découle des pertes de chaleur de la serre par la nuit la plus froide du site, appelée température de base (Tbase). Elle dépend de la culture, donc de la consigne de nuit, mais aussi de la couverture et du climat local.
Les besoins de pointe par culture
Ces ordres de grandeur valent pour une serre isolée en couverture, par un écran thermique ou une double paroi, avec une Tbase de −5 à −7 °C.
| Culture (consigne de nuit) | Besoin de pointe | Surface couverte par 300 kW |
|---|---|---|
| Tomate, concombre, poivron (16 à 18 °C) | 110 à 170 W/m² | 1 800 à 2 700 m² |
| Fraise hors-sol, salades, légumes feuilles (10 à 12 °C) | 75 à 110 W/m² | 2 700 à 4 000 m² |
| Plantes en pot exigeantes, potées fleuries (15 à 20 °C) | 100 à 160 W/m² | 1 900 à 3 000 m² |
| Horticulture tempérée, pépinière (8 à 12 °C) | 55 à 95 W/m² | 3 200 à 5 500 m² |
Deux correctifs s'appliquent. Selon la région, la Tbase va de −4 °C en Bretagne à −15 °C en Alsace : comptez alors 25 % de plus ou de moins sur le besoin. Une serre en simple vitrage sans écran demande 30 à 40 % de puissance supplémentaire.
Le seuil de 300 kW : à partir de quelle surface ?
Une PAC de 300 kW se justifie dès 2 000 à 2 500 m² de serre maraîchère chauffée, soit un tiers à un demi-hectare, avec un léger surdimensionnement. En horticulture tempérée, il faut plutôt 3 500 à 4 000 m².
Sous ces surfaces, un projet reste possible si la culture est exigeante ou la région froide. L'aide ne porte alors que sur la surface réellement chauffée. Au-delà, plusieurs machines se montent en cascade : découvrez les pompes à chaleur de 300 kW et plus et leurs contraintes.
Serre maraîchère ou horticole : ce qui change
La fiche AGRI-TH-108 ne connaît que deux catégories : la serre maraîchère et la serre horticole, neuves ou existantes, et chauffées. La catégorie fixe le montant de l'aide, qui varie du simple au double entre les deux.
Maraîchage : tomate, concombre, fraise
Tomate, concombre, poivron, aubergine, fraise, melon, salades, herbes aromatiques et micro-pousses relèvent de la serre maraîchère. Le projet de fiche lui accorde 2 600 à 2 900 kWh cumac par m². Le kWh cumac est l'unité des certificats : une économie d'énergie cumulée et actualisée sur la durée de vie de l'équipement. Tout le détail par culture figure sur notre page pompe à chaleur pour serre maraîchère.
Horticulture, plantes en pot et pépinière
Fleurs coupées, plantes en pot, plantes à massif, jeunes plants ornementaux et pépinière ornementale relèvent de la serre horticole. Le forfait est plus bas : 1 200 à 1 400 kWh cumac par m². Les consignes et les surfaces diffèrent aussi, d'où une page dédiée à la pompe à chaleur pour serre horticole.
Les cas à vérifier
- Plants maraîchers (jeunes plants de légumes) : la catégorie reste à confirmer, et le montant change du simple au double.
- Pépinière fruitière ou viticole, arboriculture sous serre, semences : ces productions ne sont pas nommées par la fiche, il faut les faire confirmer.
- Tunnels et abris froids non chauffés : exclus, car la fiche exige une serre chauffée.
- Serres de vente (jardineries) : hors fiche agricole.
Votre serre est-elle prête pour une pompe à chaleur ?
Avant de parler machine, cinq points décident de la faisabilité. Ils figurent dans le projet de fiche révisée ou en découlent directement.
- La serre est chauffée. Le projet de fiche demande une consigne d'au moins 12 °C pour la tomate et le concombre, et 8 °C pour les autres cultures, de novembre à avril. Une serre simplement mise hors gel n'est pas concernée.
- La couverture est isolée. Double paroi gonflable, double vitrage, ETFE, polycarbonate alvéolaire, verre faible émissivité ou écran thermique : l'un de ces dispositifs devient obligatoire.
- Le réseau d'eau chaude existe. À défaut, il peut être repris : tubes, aérothermes, chaufferie.
- Le raccordement électrique suit. Une PAC de 300 kW peut imposer un passage en tarif jaune ou vert, voire un poste HTA.
- La gestion climatique est en place. Le projet de fiche exige une régulation fixe, avec des mesures journalières conservées six ans.
Si votre couverture n'est pas encore isolée, traitez ce point avant la PAC. Il réduit la puissance à installer et conditionne l'aide. Pour situer votre structure (multichapelle, verre, tunnel), consultez notre panorama des types de serres agricoles.
Ce que ça vous coûte
Le budget d'une pompe à chaleur serre dépend surtout de la puissance, de l'état de la chaufferie et du raccordement électrique. Un chiffrage sérieux passe par une étude. En revanche, on peut calculer un coût cible : celui qui permet à l'aide de couvrir tout le projet.
Le coût installé qui permet un reste à charge zéro
L'aide dépend de la surface, alors que le coût dépend de la puissance. Le tableau donne le coût installé maximal par kW pour que l'aide couvre la totalité du projet, avec une valorisation de 8 € par MWh cumac.
| Cas | Aide estimée | Coût installé maximal pour un reste à charge zéro |
|---|---|---|
| 2 000 m² maraîchers, PAC de 300 kW | 42 à 46 k€ | 140 à 155 €/kW |
| 2 500 m² maraîchers, PAC de 300 kW | 52 à 58 k€ | 175 à 195 €/kW |
| 3 000 m² maraîchers, PAC de 300 kW | 62 à 70 k€ | 210 à 230 €/kW |
| Maraîchage dimensionné à 100, 120 ou 150 W/m² | 21 à 23 €/m² | 210-230, 175-195 ou 140-155 €/kW |
| Horticulture dimensionnée à 60 ou 80 W/m² | 9,6 à 11 €/m² | 160-185 ou 120-140 €/kW |
Plus la surface est grande pour une même machine, plus le budget par kW devient confortable. Pour le détail du prix d'une pompe à chaleur pour serre et de sa rentabilité, consultez notre page dédiée.
Les leviers pour tenir le budget
- La machine : des prix catalogue autour de 130 €/kW sont observés pour une PAC de 300 kW, machine seule.
- L'existant : réutiliser la chaufferie et le réseau de tubes limite les travaux.
- La valorisation des certificats : le montant versé dépend du contrat signé avec l'obligé ou le délégataire.
- Le raccordement électrique : c'est le point de vigilance du budget, à chiffrer dès l'étude.
Reste à charge zéro ne veut pas dire gratuit. C'est le cas où l'aide couvre la machine et la pose. Il dépend de l'éligibilité (surface chauffée, type de production, puissance d'au moins 300 kW, électrification totale) et du devis retenu.
Aides disponibles
Pour une PAC serre, l'aide principale est l'aide financière CEE, versée au titre de la fiche AGRI-TH-108. Le dispositif des certificats d'économies d'énergie oblige les fournisseurs d'énergie à financer des travaux qui réduisent la consommation.
La fiche AGRI-TH-108 en vigueur (version A35-2) reste applicable aujourd'hui. La révision de la fiche, attendue au Journal officiel, prévoit des montants environ 3 fois plus élevés. Son projet d'arrêté a été soumis à consultation publique du 7 au 28 septembre 2026. Préparez votre dossier dès maintenant : tout est expliqué sur notre page consacrée à la fiche AGRI-TH-108 et sa révision.
Combien pour votre surface ?
Voici les montants du projet de fiche révisée, valorisés à 8 € par MWh cumac. Ils correspondent à la valeur totale des certificats. La part reversée à l'exploitant dépend du contrat.
| Surface chauffée | Serre maraîchère | Serre horticole |
|---|---|---|
| 2 000 m² | 42 à 46 k€ | 19 à 22 k€ |
| 2 500 m² | 52 à 58 k€ | 24 à 28 k€ |
| 3 000 m² | 62 à 70 k€ | 29 à 34 k€ |
| 5 000 m² | 104 à 116 k€ | 48 à 56 k€ |
| 1 ha | 208 à 232 k€ | 96 à 112 k€ |
| 2 ha | 416 à 464 k€ | 192 à 224 k€ |
| 3 ha | 624 à 696 k€ | 288 à 336 k€ |
| 5 ha | 1,04 à 1,16 M€ | 480 à 560 k€ |
Ces montants supposent une puissance suffisante pour toute la surface. La surface retenue est en effet plafonnée à 20 m² par kW en maraîchage et 18 m² par kW en horticulture. Une PAC de 300 kW compte donc au plus pour 6 000 m² maraîchers ou 5 400 m² horticoles. Pour un chiffre adapté à votre serre, estimez votre aide financière CEE en quelques clics.
Les conditions de la fiche AGRI-TH-108 révisée
Le projet de fiche révisée fixe huit conditions cumulatives.
- Une ou plusieurs PAC air/eau neuves et électriques, d'au moins 300 kW thermiques chacune.
- L'électrification totale du chauffage : aucune chaudière conservée, hors secours consigné.
- Ni PAC hybride gaz/électricité, ni hybridation d'une chaufferie existante.
- Une serre chauffée et isolée, au moins en couverture.
- Une étude préalable de dimensionnement, datée et signée.
- Un ballon de stockage ou un open buffer d'au moins une heure, et une gestion climatique fixe.
- Une pose par un professionnel certifié, indépendant de l'exploitant, puis un contrôle sur site de toutes les opérations.
- Une opération engagée avant le 1er octobre 2031.
Le détail, critère par critère, figure dans nos conditions d'éligibilité. Une règle ne change pas : le dossier d'aide se monte avant la signature du devis.
Jusqu'à 100 % : dans quels cas ?
L'aide financière CEE peut financer jusqu'à 100 % du projet, selon l'éligibilité (surface chauffée, type de production, puissance d'au moins 300 kW, électrification totale). En pratique, le reste à charge zéro se joue sur le rapport entre la surface chauffée et la puissance installée. Une grande serre maraîchère bien isolée s'en approche plus facilement qu'une petite serre horticole. Pour une vue d'ensemble de l'aide financière CEE pour serre, consultez notre rubrique dédiée.
Pompe à chaleur ou chaudière : ce qui change vraiment
Passer du gaz ou du fioul à la pompe à chaleur ne change pas seulement d'énergie. Le dimensionnement, l'exploitation et le financement du chauffage changent aussi.
| Critère | Chaudière gaz ou fioul | Pompe à chaleur air/eau |
|---|---|---|
| Source d'énergie | Combustible fossile acheté | Électricité et calories de l'air |
| Combustion sur le site | Oui, avec fumées | Non |
| Appoint par grand froid | Courant | Exclu par la fiche révisée, hors secours consigné |
| Réseau de distribution | Tubes, aérothermes | Les mêmes, conservés |
| Raccordement | Gaz de réseau ou cuve | Électrique, parfois renforcé |
La révision de la fiche s'inscrit dans le plan « Électrifions la France ! » (mesure 18), avec un objectif de 400 hectares de serres équipées d'ici 2030, au cœur de l'électrification du chauffage des serres. Pour comparer en détail les options, biomasse et cogénération comprises, lisez notre comparatif pompe à chaleur ou chaudière. Votre chaudière arrive en fin de vie ? Voyez d'abord comment changer le chauffage de votre serre.
L'impact au quotidien
Une pompe à chaleur s'exploite autrement qu'une chaudière. Cinq points méritent d'être anticipés avant le chantier.
- Le CO2. Sans chaudière gaz, plus de fumées à récupérer pour enrichir l'air de la serre. Il faut prévoir un apport de CO2 liquide ou une autre source : voir notre guide sur l'enrichissement en CO2 sans chaudière gaz.
- Le pilotage. Le rendement de la PAC est meilleur avec une eau moins chaude et une marche régulière. Le ballon de stockage et la gestion climatique lissent les appels de puissance.
- Le grand froid. Une PAC air/eau dégivre régulièrement son échangeur par temps froid et humide, et son rendement baisse. Le dimensionnement à la Tbase en tient compte.
- Le bruit. Les ventilateurs d'une machine de plusieurs centaines de kW s'entendent. Choisissez l'emplacement en pensant au voisinage.
- Le suivi. Les mesures journalières conservées six ans servent au contrôle, mais aussi à suivre votre consommation.
La consigne de nuit pèse directement sur la puissance et la facture. Notre guide de la température idéale en serre donne les repères par culture.
Par où commencer
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Décrivez votre serre : surface chauffée, production, chauffage actuel, code postal. Nous vérifions si le projet entre dans les conditions et estimons l'aide.
Faire réaliser l'étude de dimensionnement
Obligatoire, datée et signée, elle calcule la puissance à la Tbase, le volume du ballon de stockage et le schéma hydraulique.
Sécuriser l'aide avant de signer
Le dossier CEE se monte avant la signature du devis. Une opération engagée trop tôt perd son aide.
Vérifier le raccordement électrique
Demande de puissance, passage en tarif jaune ou vert, poste HTA si besoin : ce délai peut peser sur le calendrier.
Installer, puis faire contrôler
Un professionnel certifié, indépendant de l'exploitant, pose la PAC. Chaque opération est ensuite contrôlée sur site.
Le calendrier complet figure sur notre page consacrée à l'installation d'une pompe à chaleur en serre, étape par étape.
Votre serre est chauffée et dépasse 1 000 m² ? Vérifions ensemble si elle peut passer à la pompe à chaleur.
Demander mon étude gratuiteQuestions fréquentes sur la pompe à chaleur serre
Une pompe à chaleur peut-elle chauffer une serre en plein hiver ?
Oui, si elle est dimensionnée pour la nuit la plus froide du site. C'est même une exigence de la fiche révisée : la PAC doit tenir seule la pointe, sans chaudière en relève. L'isolation de la couverture réduit la puissance nécessaire : en simple vitrage sans écran, il faut 30 à 40 % de plus.
Peut-on garder la chaudière gaz en appoint ?
Non, pas avec la fiche révisée, qui exige l'électrification totale. Seul un secours consigné reste toléré si la PAC est indisponible : au plus 500 heures par an et 12 % de l'énergie, avec un compteur dédié et une procédure écrite. Les PAC hybrides gaz/électricité sont exclues.
Ma serre fait 1 000 m² : est-elle concernée ?
Peut-être. Une PAC de 300 kW, le minimum de la fiche révisée, couvre 1 800 à 2 700 m² de tomates ou de concombres. Sur 1 000 m², le projet se défend surtout en région froide ou pour une culture exigeante. L'aide ne porte alors que sur la surface réelle.
Combien rapporte la prime CEE pour une pompe à chaleur de serre ?
Selon le projet de fiche révisée, valorisé à 8 € par MWh cumac, comptez 52 à 58 k€ pour 2 500 m² de serre maraîchère et 208 à 232 k€ par hectare. En horticulture, c'est 96 à 112 k€ par hectare. Ils restent à confirmer à la parution au Journal officiel.
La géothermie est-elle financée ?
Oui aujourd'hui, avec la fiche en vigueur (A35-2), qui couvre l'air/eau et l'eau/eau. Non avec la révision attendue, qui ne retient que l'air/eau. Un projet géothermique doit donc être engagé avant la parution au Journal officiel.
Qui installe la pompe à chaleur ?
Un professionnel certifié, indépendant de l'exploitant : la pose par l'exploitant lui-même est exclue. Nous vous orientons vers des professionnels qui connaissent les serres et nous suivons le dossier d'aide.
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